Cospas-Sarsat et enregistrement des balises : le guide complet

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Journée mondiale de la recherche et du sauvetage · 10 septembre

Vous activez une balise de détresse 406 MHz. Que se passe-t-il ensuite ?

Cospas-Sarsat constitue le système international de recherche et sauvetage par satellite qui détecte les balises de détresse 406 MHz compatibles et achemine leurs alertes vers les autorités de sauvetage du monde entier.

Il s’agit d’un filet de sécurité mondial utilisé dans les situations d’urgence maritimes, aériennes et terrestres ou en milieu sauvage : EPIRB transportées par les navires, ELT installées sur les aéronefs et balises de localisation personnelles portées par les personnes.

Du moment où une balise est activée jusqu’au point où une alerte parvient à un coordinateur de sauvetage, les satellites, les stations au sol et les centres de contrôle de mission collaborent pour transformer une transmission radio en un dossier de recherche et sauvetage exploitable.

Et bien que cette infrastructure soit mondiale, une partie importante demeure entre vos mains : enregistrer votre balise et maintenir le dossier à jour.

70 000+ personnes secourues depuis 1982
22 000 opérations de recherche et sauvetage depuis 1982
100 % de couverture de la surface terrestre
70+ satellites sur les orbites LEO, MEO et GEO

Les chiffres clés de ce guide suivent les données vérifiées officielles de la Journée mondiale de la recherche et du sauvetage 2026 du Programme international Cospas-Sarsat. Les données détaillées de 2024 sur les événements de sauvetage, la population de balises et l’infrastructure sont tirées du System Data No. 51, décembre 2025.

Pourquoi le 10 septembre est important

Hélicoptère de recherche et sauvetage survolant les montagnes alpines enneigées
Recherche et sauvetage dans les Alpes. Photo via Unsplash.

Le 10 septembre 1982, un petit aéronef s’est écrasé en Colombie-Britannique, au Canada. Trois personnes ont survécu et ont activé une balise de détresse récupérée dans l’épave. Un satellite a détecté la transmission et les informations de localisation qui en ont résulté ont aidé les sauveteurs à les atteindre.

Ce fut le premier sauvetage attribué à ce qui allait devenir le système international Cospas-Sarsat.

Aujourd’hui, le 10 septembre est reconnu comme la Journée mondiale de la recherche et du sauvetage, en hommage aux professionnels de la recherche et du sauvetage, et en particulier aux opérateurs des centres de contrôle de mission, qui répondent aux alertes de détresse 24 heures sur 24, toute l’année.

Pour la Journée mondiale de la recherche et du sauvetage 2026, les chiffres vérifiés de la campagne Cospas-Sarsat indiquent que le système a contribué au sauvetage de plus de 70 000 personnes sur terre, en mer et dans les airs depuis 1982, au cours d’environ 22 000 opérations de recherche et sauvetage. Journée mondiale de la recherche et du sauvetage →

Découvrir la Journée mondiale de la recherche et du sauvetage →


Qu’est-ce que Cospas-Sarsat ?

Vue d'ensemble du système Cospas-Sarsat montrant les balises de détresse 406 MHz, les satellites, les terminaux utilisateurs locaux, les centres de contrôle de mission et les centres de coordination de sauvetage
Vue d’ensemble du système Cospas-Sarsat : les balises de détresse 406 MHz compatibles sont détectées par le réseau satellitaire, traitées par les terminaux utilisateurs locaux et les centres de contrôle de mission, puis acheminées vers l’autorité de recherche et sauvetage appropriée. Graphique : NOAA/Cospas-Sarsat.

Cospas-Sarsat constitue un système international et intergouvernemental de recherche et sauvetage par satellite qui détecte et localise les balises de détresse d’urgence 406 MHz compatibles et distribue leurs alertes vers les autorités responsables de la coordination des opérations de sauvetage.

Il ne s’agit pas d’une entreprise de messagerie commerciale, d’un réseau téléphonique ou d’un service lié à un seul fabricant de balises. Les PLB, EPIRB et ELT 406 MHz homologués de fabricants du monde entier sont conçus pour communiquer via la même infrastructure SAR internationale.

Que signifie Cospas-Sarsat ? SARSAT signifie Search and Rescue Satellite-Aided Tracking (suivi par satellite pour la recherche et le sauvetage). COSPAS provient du nom russe du système de recherche et sauvetage par satellite développé par l’ancienne Union soviétique. Les deux programmes ont été réunis pour former le système international Cospas-Sarsat.

En termes simples : une balise 406 MHz est activée ; les satellites détectent la transmission de détresse ; les stations au sol et les centres de contrôle de mission traitent et acheminent l’alerte ; et l’autorité locale de recherche et sauvetage responsable coordonne la réponse physique.

Programme international Cospas-Sarsat →

Considérez le système en trois parties interconnectées :

  • Le segment spatial — charges utiles satellitaires qui détectent les transmissions 406 MHz compatibles.
  • Le segment terrestre — terminaux utilisateurs locaux et centres de contrôle de mission qui traitent et acheminent les données d’alerte de détresse.
  • La balise et son propriétaire — la balise fournit des informations d’identité et de position ; l’enregistrement ajoute un contexte humain utile.

Un système · trois environnements de sauvetage

Recherche et sauvetage en milieu maritime, aérien et terrestre

La même infrastructure Cospas-Sarsat 406 MHz prend en charge l’alerte de détresse en mer, dans les airs et sur terrain éloigné. Bien que le type de balise puisse varier selon le cas d’utilisation spécifique, le réseau international de sauvetage qui le sous-tend ne change pas.

Balise de localisation personnelle Ocean Signal portée par un utilisateur maritime équipé d'un gilet de sauvetage
Maritime
Les EPIRB protègent les navires ; les PLB ajoutent une protection au niveau individuel pour les marins, pagayeurs et équipages.
Ocean Signal rescueME PLB1 tenue dans le cockpit d'un aéronef d'aviation générale
Aviation
Les ELT aident à localiser les aéronefs ; une PLB peut rester avec un pilote ou un passager après évacuation ou amerrissage.
Ocean Signal rescueME PLB1 activée dans un environnement montagneux éloigné
Plein air & alpinisme
Les PLB offrent aux randonneurs, alpinistes et voyageurs en zone reculée une alerte de sauvetage dédiée au-delà de la couverture mobile.

Ce rôle transversal est visible dans les données officielles de sauvetage. En 2024, les données d’alerte Cospas-Sarsat ont contribué à 1 171 événements SAR confirmés : 496 maritimes, 479 terrestres et 196 aériens. Ces incidents ont impliqué au moins 3 211 personnes secourues.

Maritime
496 événements SAR
2 073 personnes secourues
Terrestre / plein air
479 événements SAR
695 personnes secourues
Aviation
196 événements SAR
443 personnes secourues

En nombre d’événements SAR 2024, la répartition était de 42 % maritime, 41 % terrestre et 17 % aérien. En nombre de personnes secourues, elle était de 64 % maritime, 22 % terrestre et 14 % aérien.

Source : Programme international Cospas-Sarsat, System Data No. 51, décembre 2025, pp. 3-4 →

Carte mondiale montrant les événements confirmés de recherche et sauvetage 2024 pour lesquels les données Cospas-Sarsat ont été utilisées, incluant les incidents ELT, EPIRB et PLB
Un système de sauvetage mondial en pratique. Chaque point représente un événement SAR confirmé de 2024 pour lequel les données Cospas-Sarsat ont été utilisées. Jaune = ELT ; rouge = EPIRB ; bleu = PLB (terrestre) ; vert = PLB (aviation) ; violet = PLB (maritime). Source : Programme international Cospas-Sarsat, System Data No. 51, décembre 2025, Figure 1.

La répartition géographique constitue l’essentiel : le système est utilisé à travers les océans, les côtes, les montagnes, les zones sauvages et les routes aériennes du monde entier. Il ne s’agit pas simplement d’un réseau de sauvetage maritime.

Guides connexes : Qu’est-ce qu’une balise de localisation personnelle ? · Qu’est-ce qu’une EPIRB ?


Un système de sauvetage véritablement mondial

Ce que signifie « couverture mondiale » avec Cospas-Sarsat

Diagramme du fonctionnement de Cospas-Sarsat montrant la détection des balises de détresse 406 MHz via les satellites LEOSAR, MEOSAR et GEOSAR jusqu'aux autorités de recherche et sauvetage
Fonctionnement de Cospas-Sarsat : une alerte de balise de détresse 406 MHz est détectée par le réseau satellitaire, traitée par le segment terrestre et acheminée vers l’autorité de recherche et sauvetage appropriée. Ouvrir le diagramme en taille réelle → Diagramme : Ocean Signal.
100 %de couverture de la surface terrestre
70+satellites sur les orbites LEO, MEO et GEO
34centres de contrôle de mission en veille, 24 h/24 et 7 j/7
<5 mindélai d’alerte typique via MEOSAR

La Journée mondiale de la recherche et du sauvetage de Cospas-Sarsat décrit le système comme offrant une couverture à 100 % — chaque point de la surface terrestre. Il est conçu spécifiquement pour détecter les balises de détresse 406 MHz et relayer ces alertes via un réseau international de recherche et sauvetage soutenu par les gouvernements.

Cospas-Sarsat : couverture mondiale & statistiques rapides MEOSAR · Cartes de couverture Globalstar & limitations

L’infrastructure derrière votre SOS

Pour la Journée mondiale de la recherche et du sauvetage 2026, les chiffres clés vérifiés de Cospas-Sarsat décrivent un réseau mondial de 70+ satellites et 34 centres de contrôle de mission en veille 24 h/24 et 7 j/7, avec un délai d’alerte MEOSAR typique de moins de cinq minutes.

Pour un aperçu opérationnel plus détaillé, le System Data No. 51 répertorie, au 31 décembre 2025, 3 charges utiles LEOSAR opérationnelles, 11 charges utiles GEOSAR et 49 charges utiles MEOSAR — 63 charges utiles SAR opérationnelles au total. Au sol, il répertorie 49 LEOLUT, 29 GEOLUT et 26 MEOLUT — 104 terminaux utilisateurs locaux en fonctionnement au total — ainsi que 31 centres de contrôle de mission en exploitation et 45 pays et organisations participants.

Les deux publications officielles présentent leurs chiffres sur des bases différentes : la Journée mondiale SAR utilise des chiffres vérifiés arrondis au niveau de la campagne, tandis que le System Data No. 51 fournit un instantané détaillé de l’état. Ce guide utilise les chiffres de la Journée mondiale SAR pour les communications principales et le rapport System Data pour la ventilation détaillée.

Chiffres vérifiés de la Journée mondiale de la recherche et du sauvetage · System Data No. 51, Summary Status →

Trois couches satellitaires. Un système de sauvetage.

Cospas-Sarsat combine des charges utiles de recherche et sauvetage sur des satellites en différents types d’orbite. Chaque couche apporte un avantage différent à la détection et à la localisation.

LEOSAR — Recherche et sauvetage en orbite terrestre basse

Les satellites LEOSAR évoluent en orbite terrestre basse et polaire. Leur mouvement relatif par rapport à une balise permet des calculs de localisation utilisant l’effet Doppler.

GEOSAR — Recherche et sauvetage géostationnaire

Les satellites GEOSAR apparaissent fixes au-dessus de la Terre, permettant une détection rapide là où la couverture est disponible. Parce qu’ils ne se déplacent pas par rapport à une balise comme le fait un satellite LEO, la position GNSS encodée s’avère particulièrement précieuse.

MEOSAR — Recherche et sauvetage en orbite terrestre moyenne

MEOSAR utilise des charges utiles SAR à bord de satellites de navigation incluant Galileo, GPS et GLONASS. Plusieurs satellites peuvent détecter la même balise, permettant une alerte rapide et des calculs de localisation indépendants.

Distinction importante : MEOSAR peut estimer de manière indépendante la localisation d’une balise à partir de sa transmission 406 MHz. Le récepteur GNSS propre d’une balise moderne peut en outre encoder une position plus précise dans le message de détresse.

Votre balise transmet bien plus qu’un « SOS »

Exemples d'étiquettes de balises 406 MHz montrant l'identifiant hexadécimal, le numéro de série et les informations d'identification sur une EPIRB et une PLB Ocean Signal
Exemples d’étiquettes d’identification présentes sur les balises PLB et EPIRB Ocean Signal 406 MHz. L’identifiant hexadécimal / UIN de la balise constitue l’identité unique utilisée dans la chaîne d’alerte de détresse et d’enregistrement. Image : Ocean Signal.

Lorsqu’elle est activée, une balise d’urgence compatible transmet un message de détresse codé numériquement dans la bande de fréquences 406,0–406,1 MHz protégée internationalement.

L’identité unique est communément appelée identifiant hexadécimal ou UIN. Les balises 406 MHz de première génération utilisent un identifiant hexadécimal de 15 caractères ; les balises de deuxième génération utilisent un identifiant de 23 caractères. Il s’agit de l’identifiant clé utilisé pour relier l’identité de balise transmise au dossier d’enregistrement approprié.

Le message peut inclure :

  • Une identité de balise unique — souvent appelée identifiant hexadécimal ou numéro d’identification unique.
  • Codage du pays et du protocole — associant la balise au système national approprié.
  • Position GNSS — lorsque la balise dispose d’un positionnement valide.
  • Données de correction d’erreur — aidant le système à interpréter de manière fiable la transmission numérique.

Votre identifiant hexadécimal identifie la balise. L’enregistrement aide les sauveteurs à comprendre qui peut être en difficulté.

Les technologies 406 MHz, GNSS, 121,5 MHz, AIS et RLS remplissent des fonctions différentes

Ocean Signal rescueME PLB3 installée dans un gilet de sauvetage
La rescueME PLB3 combine l’alerte mondiale 406 MHz avec GNSS, radiogoniométrie 121,5 MHz, AIS et service de liaison retour. Image : Ocean Signal.

Ces technologies sont souvent regroupées dans les spécifications des balises, mais chacune remplit un rôle différent.

TechnologieRôle principalCe qu’elle apporte
406 MHzAlerte de détresse satellitaire mondialeTransporte les données de détresse et l’identité de la balise via Cospas-Sarsat.
GNSS / GPSPosition préciseLes coordonnées peuvent être encodées dans le message de détresse 406 MHz.
121,5 MHzRadiogoniométrie localeLes équipes SAR équipées peuvent utiliser la radiogoniométrie lors de l’approche finale de la balise.
AISAlerte maritime localeSur les modèles équipés AIS, les navires compatibles à proximité peuvent voir la localisation de la personne en détresse.
RLSAccusé de réception retourConfirme à une balise compatible RLS que son alerte a été reçue et localisée par le système.

La fréquence 121,5 MHz demeure pertinente. La surveillance satellitaire des anciennes balises de détresse uniquement 121,5 MHz a pris fin en 2009, mais la fréquence 121,5 MHz continue de fournir une capacité de radiogoniométrie locale sur de nombreuses balises 406 MHz modernes.

Pour un exemple actuel, la Ocean Signal rescueME PLB3 combine l’alerte Cospas-Sarsat 406 MHz, le GNSS, la radiogoniométrie 121,5 MHz, l’AIS local et le service de liaison retour dans une seule balise personnelle.


De l’activation du SOS à une réponse humaine de sauvetage

La chaîne de sauvetage commence par une action humaine critique : reconnaître une urgence grave et activer la balise. De là, l’alerte de détresse se déplace à travers le réseau satellitaire et terrestre avant d’atteindre les personnes qui coordonnent le sauvetage physique.

1. Urgence SOS — activer la balise

Ocean Signal rescueME PLB1 activée manuellement pour transmettre une alerte de détresse 406 MHz
La chaîne de sauvetage commence lorsque la personne en détresse active sa balise 406 MHz. Image : Ocean Signal.

Dans une urgence grave et imminente, l’activation d’une PLB, EPIRB ou ELT déclenche le processus d’alerte de détresse. La balise commence à transmettre son identité numérique unique 406 MHz et, sur les modèles équipés GNSS disposant d’un positionnement valide, sa position au système satellitaire Cospas-Sarsat.

2. Les satellites détectent le signal de détresse 406 MHz

Les charges utiles de recherche et sauvetage LEOSAR, GEOSAR et MEOSAR peuvent détecter la transmission de la balise et relayer les données de détresse dans le segment terrestre Cospas-Sarsat. Cospas-Sarsat indique que les signaux compatibles peuvent être détectés partout sur Terre, MEOSAR permettant des délais d’alerte de moins de cinq minutes.

3. Les terminaux utilisateurs locaux reçoivent les données satellitaires

Radômes de station terrienne MEOLUT Cospas-Sarsat réels
Infrastructure terrestre MEOLUT Cospas-Sarsat réelle. Image : NOAA SARSAT / avec l’aimable autorisation de Cospas-Sarsat. Source →

Les stations au sol appelées terminaux utilisateurs locaux (LUT) reçoivent les liaisons descendantes satellitaires, traitent les données de balise et génèrent les informations d’alerte de détresse et de localisation. Les MEOLUT reçoivent les données de recherche et sauvetage des satellites en orbite terrestre moyenne.

4. Les centres de contrôle de mission acheminent l’alerte de détresse

Poste de travail d'opérateur à l'intérieur du centre de contrôle de mission Cospas-Sarsat des États-Unis
Centre de contrôle de mission des États-Unis au Satellite Operations Facility de la NOAA, Suitland, Maryland. Image : NOAA SARSAT. Source →

Les centres de contrôle de mission collectent et acheminent les informations d’alerte de détresse 406 MHz reçues des LUT et d’autres MCC vers les centres de coordination de sauvetage et les points de contact de recherche et sauvetage appropriés.

Lorsqu’une balise enregistrée est impliquée, son identité unique peut être reliée aux informations détenues dans le système d’enregistrement approprié. C’est là qu’un identifiant hexadécimal technique commence à faire partie d’un véritable dossier de recherche et sauvetage.

5. Puis la chaîne devient humaine

Une fois l’alerte évaluée par l’autorité de sauvetage responsable, la chaîne satellite et des systèmes au sol laisse place à quelque chose de bien plus humain : les services de secours capables de rejoindre la personne en détresse.

La nature exacte de l’intervention dépend du lieu de l’urgence et des moyens disponibles. Dans le monde entier, cela peut impliquer des garde-côtes nationaux, des équipes militaires de recherche et sauvetage, des organisations de canots de sauvetage bénévoles, des services de secours en montagne, des équipes médicales spécialisées, des services d’urgence locaux et, parfois, des navires déjà à proximité de la zone.

Hélicoptère secourant une victime en mer près de Porquerolles, en France
Recherche et sauvetage par hélicoptère — France. Un sauvetage par hélicoptère depuis l’eau près de Porquerolles, Hyères. Photo : Renaud Confavreux / Unsplash.
Hélicoptère MH-60 Jayhawk des garde-côtes des États-Unis et son équipage lors d’un entraînement de sauvetage en Arctique, en Alaska
Garde-côtes & SAR militaire — États-Unis. Un MH-60 Jayhawk des garde-côtes américains lors d’un entraînement médical et de sauvetage en Arctique mené conjointement avec du personnel de l’US Navy et de l’US Air Force à Kodiak, en Alaska. Photo : Navy Medicine / Unsplash.
Entraînement en mer d’un équipage de canot de sauvetage côtier de la RNLI
Recherche et sauvetage en canot — Royaume-Uni & Irlande. Entraînement d’un équipage de secours côtier de la RNLI au large de Teignmouth. Photo : Ray Harrington / Unsplash.
Hélicoptère de secours suisse Rega en approche pour une mission de sauvetage aérien en montagne
Sauvetage aérien en montagne — Suisse. Hélicoptère de secours suisse Rega 2 en approche. Photo : Christian J. / Unsplash.
Hélicoptère de recherche et sauvetage survolant des bateaux de secours au large de la Suède
Sauvetage intégré mer & air — Suède. Hélicoptère de recherche et sauvetage en intervention au-dessus de l’eau, aux côtés de bateaux de secours à Smögen. Photo : Jacob Asker / Unsplash.
Des ambulanciers prodiguant une assistance médicale à une personne blessée en milieu boisé
Intervention d’urgence au sol & en milieu naturel. Des ambulanciers prenant en charge une personne blessée en milieu boisé — un rappel que la réponse finale n’implique pas toujours un aéronef ou un bateau de secours. Photo : Frederick Shaw / Unsplash.

Un système mondial de détresse peut alimenter de très nombreuses réponses locales, très différentes.

Cospas-Sarsat n’exploite ni l’hélicoptère, ni le canot de sauvetage, ni l’ambulance. Son rôle consiste à faire entrer une alerte de détresse 406 MHz et des informations de localisation dans la chaîne internationale de recherche et sauvetage, afin que l’autorité nationale ou locale compétente puisse coordonner l’intervention.


Pourquoi l’enregistrement de votre balise est important

Hélicoptère de secours en montagne hélitreuillant un coureur blessé vers la sécurité après l’activation d’une Ocean Signal rescueME PLB en Nouvelle-Zélande
Un ambulancier hélitreuille un coureur blessé vers la sécurité lors du Mount Difficulty Challenge, à Central Otago, en Nouvelle-Zélande, après l’activation d’une Ocean Signal rescueME PLB. Image : récit de survivant Ocean Signal. Lire le récit du sauvetage →

L’enregistrement ne permet pas au satellite de détecter votre balise plus rapidement. Une balise compatible non enregistrée peut toujours transmettre une alerte de détresse 406 MHz.

L’enregistrement modifie les informations dont disposent les services de recherche et sauvetage une fois l’alerte reçue. Selon le pays et le type de balise, un dossier d’enregistrement peut inclure les coordonnées du propriétaire, des contacts d’urgence, des informations sur le navire ou l’aéronef, ainsi que d’autres éléments aidant les sauveteurs à comprendre l’incident.

Fin 2024, les administrations nationales ont déclaré environ 2,5 millions de balises 406 MHz enregistrées dans le monde. Cospas-Sarsat a estimé la population mondiale de balises potentiellement activables à environ 3,4 millions, selon sa méthode fondée sur le taux d’enregistrement. C’est l’enregistrement qui permet de relier, parmi des millions, l’identité unique d’une balise à des informations utiles sur la personne, le navire ou l’aéronef qui s’y rattache.

Source : Cospas-Sarsat System Data n° 51, Population de balises →

L’enregistrement n’accélère pas le satellite. En revanche, il peut rendre l’alerte bien plus informative lorsqu’elle parvient aux personnes qui coordonnent l’intervention.

Enregistrement des PLB, EPIRB et balises 406 MHz par pays

L’enregistrement des PLB et des EPIRB est géré au niveau national. Enregistrez-vous selon le code pays programmé dans la balise, et non simplement selon le pays dans lequel vous voyagez. Il s’agit des principales ressources nationales couvertes dans le guide PLB d’Ocean Signal, mises à jour lorsque le registre national a changé.

Important : plusieurs pays appliquent des autorités ou des procédures différentes selon le type de balise et le codage. Pour tout pays où le lien national ci-dessus constitue un point de départ d’information plutôt qu’un registre direct, confirmez la bonne démarche d’enregistrement PLB, EPIRB ou ELT via l’annuaire officiel des contacts Cospas-Sarsat pour l’enregistrement des balises.

La programmation, l’enregistrement SAR et l’enregistrement produit Ocean Signal sont différents

La programmation d’une balise définit le codage de transmission homologué à l’intérieur de la balise, y compris son identité pays et son protocole.

L’enregistrement officiel d’une balise 406 MHz relie l’identité de la balise aux informations accessibles aux autorités de recherche et sauvetage.

L’enregistrement produit ou de garantie Ocean Signal concerne la propriété du produit et les avantages de garantie applicables. Il ne remplace pas l’enregistrement SAR officiel.

Propriétaires de balises au Royaume-Uni : un changement important en 2026

De nouvelles exigences d’enregistrement des PLB au Royaume-Uni sont entrées en vigueur le 15 avril 2026.

Les PLB transportées à bord de navires battant pavillon britannique, d’aéroglisseurs et d’embarcations à propulsion mécanique telles que les jet-skis doivent désormais être enregistrées auprès du registre britannique des balises 406 MHz.

L’obligation légale spécifique ne s’étend pas, au titre de ces dispositions, aux PLB transportées sur des embarcations non motorisées telles que les kayaks, canoës et paddleboards, bien que la Maritime and Coastguard Agency encourage un enregistrement plus large.

La MCA a indiqué que 92 % des alertes de détresse 406 MHz reçues au Royaume-Uni en 2024 étaient de fausses alertes. Un enregistrement précis constitue une source d’information supplémentaire utile lorsqu’une activation fait l’objet d’une enquête.

MCA MGN 665 (M+F) Amendment 1 — exigences d’enregistrement et données 2024 sur les fausses alertes →

Enregistrer ou mettre à jour une balise au Royaume-Uni →

Acheter, vendre ou offrir une balise

Un Hex ID ne « sait » pas automatiquement qu’une balise a changé de propriétaire. Si vous achetez une balise d’occasion, assurez-vous que son enregistrement officiel est correctement transféré ou renouvelé. Si vous vendez ou offrez une balise, informez le registre concerné afin que vos coordonnées ne lui soient plus associées.

Lorsqu’une balise est mise hors service ou détruite, annulez ou mettez à jour son enregistrement et éliminez la balise et la batterie conformément aux recommandations du fabricant et aux règles locales.


Extraits des récits de survivants Ocean Signal

À quoi ressemble la chaîne de sauvetage dans la vie réelle

Le système peut sembler abstrait tant que vous ne voyez pas les personnes à l’autre bout de la chaîne.

Kayakiste de mer impliqué dans un sauvetage Ocean Signal rescueME PLB1 au Royaume-Uni
Maritime — Solent, Royaume-Uni
L’activation d’une PLB1 a permis d’alerter les garde-côtes lors d’une urgence en kayak, avant qu’une embarcation de la RNLI ne récupère la victime.
Lire le récit →
Arrière-pays néo-zélandais où un randonneur solitaire blessé a activé une Ocean Signal rescueME PLB1
Plein air / montagne — Nouvelle-Zélande
Après une fracture de la cheville dans un arrière-pays dense, une alerte PLB1 a déclenché une recherche par hélicoptère et un hélitreuillage sur élingue longue.
Lire le récit →

Les récits de survivants Ocean Signal montrent, à maintes reprises, la même chaîne de base dans des environnements différents : une personne ou un équipage active une balise 406 MHz, l’alerte parvient au système international, une autorité de sauvetage prend le relais, puis les moyens SAR locaux accomplissent le travail concret pour rejoindre la victime.

Découvrir les récits de survivants Ocean Signal →


Avant votre prochain départ : une checklist simple pour les propriétaires de balises

Ocean Signal rescueME PLB1 vérifiée à la main avant un départ
Avant de partir, vérifiez votre balise, confirmez ses informations d’enregistrement et assurez-vous de savoir l’activer en cas d’urgence. Image : Ocean Signal.
  1. Trouvez votre Hex ID. Sachez où l’identifiant unique de la balise est imprimé.
  2. Confirmez l’enregistrement officiel. Assurez-vous que l’autorité compétente a bien la balise dans ses registres.
  3. Vérifiez vos contacts d’urgence. Assurez-vous qu’ils sont joignables et à jour.
  4. Mettez à jour les informations sur le navire, l’aéronef ou l’activité. Maintenez les informations pertinentes exactes.
  5. Vérifiez la batterie et la date de maintenance. Suivez le manuel du produit et les exigences de maintenance agréées.
  6. Sachez comment activer la balise. Une urgence est le pire moment pour lire les instructions d’utilisation pour la première fois.

Foire aux questions

Que signifie Cospas-Sarsat ?

SARSAT signifie « Search and Rescue Satellite-Aided Tracking ». COSPAS provient du nom russe du système satellitaire de recherche et sauvetage développé par l’ex-Union soviétique. Les deux programmes ont été réunis au sein du système international Cospas-Sarsat.

Comment fonctionne Cospas-Sarsat ?

Une PLB, EPIRB ou ELT 406 MHz compatible est activée ; les satellites détectent la transmission de détresse ; des terminaux utilisateurs locaux traitent les données satellitaires ; des centres de contrôle de mission acheminent l’alerte ; et l’autorité de recherche et sauvetage responsable coordonne la réponse locale.

Combien de satellites Cospas-Sarsat y a-t-il ?

Les chiffres vérifiés publiés lors de la Global Search and Rescue Day 2026 indiquent que Cospas-Sarsat utilise plus de 70 satellites sur des orbites LEO, MEO et GEO. Pour un aperçu opérationnel détaillé, le System Data n° 51 recensait 63 charges utiles de recherche et sauvetage opérationnelles au 31 décembre 2025 : 3 LEOSAR, 11 GEOSAR et 49 MEOSAR.

Les balises 406 MHz nécessitent-elles un abonnement satellite ?

Non. Aucun abonnement satellite mensuel n’est requis pour qu’une PLB ou une EPIRB 406 MHz certifiée transmette son alerte de détresse via Cospas-Sarsat. La balise doit néanmoins être correctement programmée, officiellement enregistrée et entretenue conformément aux instructions du fabricant.

Cospas-Sarsat offre-t-il une couverture mondiale ?

Oui. La Global Search and Rescue Day de Cospas-Sarsat décrit le système comme offrant une couverture à 100 % de la surface de la Terre. Le système est conçu pour détecter, dans le monde entier, les balises de détresse 406 MHz compatibles, même si la rapidité et le déroulement du sauvetage sur le terrain dépendent toujours des moyens SAR locaux, de la géographie, de la météo et de l’incident.

Cospas-Sarsat est-il la même chose que Globalstar ?

Non. Cospas-Sarsat est un système international de recherche et sauvetage, soutenu par les gouvernements, dédié aux balises de détresse 406 MHz compatibles. Globalstar est un réseau commercial de communications par satellite. Les services Globalstar peuvent être précieux, mais leur couverture et leur disponibilité dépendent du produit, de la zone géographique et des autorisations réglementaires.

Quels types de balises utilisent Cospas-Sarsat ?

Les principales catégories sont les balises de localisation personnelle (PLB), les balises radio de localisation des sinistres (EPIRB) et les radiobalises de localisation d’urgence pour aéronefs (ELT).

Une balise 406 MHz a-t-elle besoin de réseau mobile ou de Wi‑Fi ?

Non. Une balise 406 MHz compatible communique via Cospas-Sarsat, sans dépendre d’un réseau mobile ni d’une connexion Wi‑Fi.

L’enregistrement d’une balise permet-il aux satellites de la détecter plus vite ?

Non. L’enregistrement améliore les informations disponibles pour la recherche et sauvetage après réception de l’alerte ; il ne modifie pas la vitesse de détection par satellite.

Une balise non enregistrée déclenchera-t-elle tout de même une alerte ?

Une balise compatible peut toujours transmettre une alerte de détresse sans dossier d’enregistrement, mais les autorités peuvent disposer de moins d’informations sur le propriétaire, les contacts ou le navire/l’aéronef. L’enregistrement peut également être légalement obligatoire dans votre juridiction.

Qu’est-ce que le Return Link Service ?

Le service de retour de liaison (RLS) permet à une balise compatible de recevoir, via Galileo, un accusé de réception après que son alerte de détresse a été reçue et localisée par le système Cospas-Sarsat. Il ne confirme pas qu’un moyen de secours particulier a déjà été engagé.

L’AIS fait-il partie de Cospas-Sarsat ?

Non. L’AIS est un système radio maritime local distinct. Sur une PLB ou une EPIRB équipée AIS, il peut compléter l’alerte mondiale 406 MHz en diffusant la position de détresse aux navires compatibles AIS à proximité.

L’enregistrement produit Ocean Signal est-il identique à l’enregistrement d’une balise 406 MHz ?

Non. L’enregistrement produit Ocean Signal concerne la propriété du produit et les avantages de garantie applicables. L’enregistrement officiel d’une balise 406 MHz relie l’identité de la balise aux informations accessibles aux autorités de recherche et sauvetage.

Le système satellitaire est prêt. Assurez-vous que votre balise l’est aussi.

Une balise 406 MHz est conçue pour le jour que vous espérez ne jamais connaître.

Vérifiez votre enregistrement. Confirmez vos contacts d’urgence. Sachez comment fonctionne votre balise. Contrôlez son état de maintenance et de batterie. Et portez-la à un endroit où vous pourrez réellement l’atteindre quand vous en aurez besoin.

Quelques minutes de préparation aujourd’hui peuvent rendre les informations disponibles lors d’une future urgence bien plus utiles.

Pour aller plus loin : Qu’est-ce qu’une balise de localisation personnelle ? · Qu’est-ce qu’une EPIRB ? · PLB1 vs SOS d’urgence iPhone · Découvrir rescueME PLB3


Sources principales & références techniques

Les principales affirmations factuelles et réglementaires de ce guide ont été vérifiées auprès d’autorités de référence :

Dernière révision technique : . Les réglementations, le codage des balises et les processus d’enregistrement varient selon les juridictions et peuvent changer. Suivez toujours les dernières instructions fournies avec votre balise et celles de l’autorité nationale compétente.

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